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Nouvelle année, nouvelles intentions : des résolutions adaptées aux parents d’enfants autistes

La nouvelle année est souvent porteuse de projections, d’élans et d’espoirs de changement. Pour les parents d’enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA), cette période peut susciter des sentiments ambivalents : l’envie de croire en des jours plus apaisés, mêlée à la fatigue accumulée, aux inquiétudes persistantes et parfois à un profond sentiment de solitude.

Dans le champ de la parentalité face à l’autisme, la question n’est pas tant de « faire mieux », mais plutôt de faire au plus juste, en tenant compte des réalités émotionnelles, relationnelles et systémiques de chaque famille.





Et si, cette année, les résolutions devenaient des repères thérapeutiques, plutôt que des injonctions supplémentaires ?



Sortir des injonctions et repenser la notion de résolution


Les résolutions classiques reposent souvent sur une logique de performance, de contrôle ou d’auto-exigence. Or, les parents d’enfants autistes vivent déjà dans un quotidien marqué par :


  • une adaptation constante

  • une charge mentale élevée

  • des décisions éducatives et médicales complexes

  • une exposition fréquente au regard social et aux comparaisons


Dans ce contexte, ajouter des objectifs rigides peut renforcer la culpabilité parentale et le sentiment d’insuffisance.


Une approche plus soutenante consiste à transformer les résolutions en axes de régulation émotionnelle et relationnelle.




1. Reconnaître et légitimer son vécu émotionnel de parent



Être parent d’un enfant autiste, c’est souvent naviguer entre :


  • amour profond

  • inquiétude chronique

  • épuisement

  • frustration

  • sentiment d’impuissance

  • culpabilité de ne jamais « en faire assez »


Une résolution essentielle peut être de s’autoriser à ressentir, sans jugement, sans minimisation, sans se comparer à d’autres familles.


D’un point de vue thérapeutique, la reconnaissance du vécu émotionnel est une base fondamentale pour prévenir l’épuisement parental et favoriser un ajustement plus serein au quotidien.




2. Déplacer le focus : de la normalisation vers la compréhension



Beaucoup de parents ressentent une pression implicite à « normaliser » les comportements, les apprentissages ou les interactions sociales de leur enfant.


Une résolution profondément aidante consiste à :


  • chercher à comprendre le fonctionnement neurodéveloppemental de son enfant

  • considérer les comportements comme des formes de communication

  • adapter l’environnement plutôt que vouloir modifier l’enfant à tout prix


Ce changement de regard permet souvent d’apaiser les interactions familiales et de renforcer le sentiment de compétence parentale.




3. Protéger la relation parent - enfant avant tout



Dans les parcours d’accompagnement autour de l’autisme, les objectifs éducatifs et thérapeutiques peuvent parfois prendre toute la place.


Pourtant, la relation reste un socle fondamental.


Prendre comme résolution de :


  • préserver des moments de lien sans objectif

  • valoriser les initiatives de l’enfant, même discrètes

  • renforcer la sécurité affective


permet de soutenir le développement émotionnel de l’enfant, tout en réduisant la tension parentale.




4. S’autoriser à ne pas tout porter seul(e)



L’un des facteurs majeurs de souffrance chez les parents d’enfants autistes est l’isolement :


  • isolement émotionnel

  • isolement décisionnel

  • impression d’être seul à comprendre son enfant


Demander de l’aide n’est ni un aveu de faiblesse ni un échec éducatif. C’est souvent une ressource essentielle pour retrouver de la clarté, du soutien et un espace de réflexion.


Un accompagnement thérapeutique parental permet notamment de :


  • déposer ce qui pèse

  • travailler les sentiments de culpabilité et d’épuisement

  • ajuster sa posture parentale sans se renier

  • renforcer la confiance dans ses compétences




5. Cultiver une bienveillance active envers soi-même



La bienveillance envers soi n’est pas un concept abstrait.


Elle se manifeste concrètement par :


  • le respect de ses limites

  • l’acceptation de ne pas tout maîtriser

  • la reconnaissance de ses efforts quotidiens


Dans une parentalité confrontée à l’autisme, prendre soin de soi n’est pas secondaire : c’est un facteur de protection pour toute la famille.




Transformer les résolutions en intentions thérapeutiques


Plutôt que des résolutions figées, il peut être plus ajusté de formuler des intentions évolutives, telles que :


  • mieux me comprendre comme parent

  • mieux comprendre le fonctionnement de mon enfant

  • préserver ma santé mentale

  • me faire accompagner quand c’est nécessaire


Ces intentions peuvent évoluer au fil de l’année, en fonction des besoins, des périodes de fatigue ou des transitions familiales.




Être accompagné(e) dans sa parentalité face à l’autisme


La nouvelle année peut être l’occasion de faire un pas vers soi.


Un accompagnement thérapeutique en ligne offre un espace sécurisé, confidentiel et accessible, pour :


  • réfléchir à sa parentalité

  • mieux comprendre les enjeux liés à l’autisme

  • trouver des ressources adaptées à sa réalité familiale

  • ne plus rester seul(e) face aux difficultés


Prendre rendez-vous, c’est choisir de se soutenir soi-même pour mieux soutenir son enfant.


✨ Si vous ressentez le besoin d’un espace d’écoute et d’accompagnement dans votre parentalité face à l’autisme, je vous invite à me contacter pour une consultation en ligne

 
 
 

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